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Les pères, 2

 

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Les solutions possibles : les 5 A

 

On dit souvent que dans un pareil cas, on ne choisit pas la « meilleure » solution mais la « moins pire »... c'est tout dire !!

 

1- Du point de vue de la mère

A... vortement

Ce que les hommes ne comprennent pas toujours, c'est qu'un avortement n'est ni un moyen de contraception... ni une partie de plaisir !
C'est, la plupart du temps, un acte douloureux à vivre pour la mère. Et elle le vivra mieux si c'est elle qui prend cette décision.
En revanche, si elle y est contrainte, par peur de devoir élever son enfant seule, il y a de fortes chances que ça donne ça : "Le 2 juillet, je me suis fait avorter.")
Et puis si elle refuse et que ça vous semble vraiment aberrant en rapport à la logique « rationnelle », allez donc lire ce que nous avons écrit sur la « psychologie de la femme enceinte ».

A... ccouchement sous X

C'est la solution du désespoir vers laquelle vont se tourner certaines femmes, la plupart du temps abandonnées par le père en cours de grossesse (pratique encore plus courante, d'ailleurs, dans les pays où le fait d'être mère célibataire est très mal vu « socialement » : le Maghreb, par exemple).
Elle coupe définitivement les liens avec la mère au bout de 2 mois et avec le père biologique aussi. Aucun retour en arrière n'est possible !

Ce qui peut sembler anormal, car on peut imaginer qu'un père ait envie de prendre en charge son enfant s'il est informé de la décision de la mère ! C'est déjà arrivé, d'ailleurs, par le passé (l'affaire Benjamin).
Et puis on peut concevoir qu'une femme en grande détresse psychologique ne réalise pas toujours la gravité et l'irréversibilité de la décision qu'elle prend à ce moment là.

Cette pratique très ancienne (elle date du XIIIème siècle) partait pourtant d'une volonté positive : celle d'éviter les infanticides et les abandons « sauvages ». En effet, à cette époque, il était fort mal vu de concevoir un enfant « hors mariage » (ah ces principes religieux qui ont donné naissance à tant de malheureux !?) C'était donc, au départ, une protection pour la mère et l'enfant qui a fini par être légalisée tardivement (à partir de 1793).

Mais on peut se demander si actuellement elle se justifie encore... l'avortement étant légalisé et les mentalités ayant quand même - ouf ! - évolué !

A noter au passage une belle iniquité :
Une femme peut choisir de garder son identité secrète à vie alors qu'un homme ne le peut pas !? Il est tributaire de la décision de la mère qui peut (ou non) faire le choix de le poursuivre en justice par le biais de l'action de recherche en paternité. On sait que « justice » ne rime pas toujours avec « équité »... mais là c'est quand même poussé !!! Vous ne trouvez pas ?

C'est d'ailleurs l'un des rares exemples où la femme semble « favorisée » par rapport à l'homme... Mais est-ce réellement une « faveur » que de permettre à une mère d'abandonner son enfant sans lui laisser la possibilité de changer d'avis par la suite ?... (Association des Mères de l'Ombre, lire le témoignage d'une mère de l'ombre)
Car inversement un père, lui, peut abandonner son enfant au départ et revenir des années plus tard, s'il se sent enfin « prêt » à assumer... Bien inique, ça aussi, non ?

Et puis comment rester insensible à la souffrance des enfants privés de leurs origines biologiques ? L'absence de réforme radicale en la matière donne l'impression que le législateur s'obstine à protéger les adultes (notamment les parents adoptifs) sans se soucier des répercussions du secret sur l'enfant... Car même s'il veut savoir qui est sa mère (et son père par ricochet !) il ne le peut pas si cette dernière n'a pas donné son accord...

Qui (à part les associations d'enfants nés sous X : le CADCO, Les X en colère, etc.) se préoccupe de son mal-être devant ce double vide qui lui sert à « remplir » son acte de naissance ? Visiblement pas les institutions !

A... ccouchement

Cette fois, vous voilà propulsé au rang de père (biologique) contre votre gré. On a bien compris que ça ne vous faisait pas sauter de joie pour le moment... mais si ça peut vous consoler : « vivre une grossesse en solo » (sauf cas exceptionnel) n'est pas une partie de plaisir non plus !

 

 

2- Du point de vue du père

A... bandonner ?

ou

A... ssumer ?

Il n'y a en effet que deux options possibles que nous allons examiner tout de suite dans le détail... (avec néanmoins de nombreuses modalités d'adaptations !)

 

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Dernière mise à jour le 25 mai 2008

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