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J'ai avorté hier avec beaucoup de douleurs mais je ne remets pas ce choix en cause. Assumer un enfant seule n'était pas un problème, ce qui l'était c'est la personnalité du père qui d'ailleurs ces derniers jours a montré sa possibilité de transformer la vie de mon fils de onze ans et la mienne en enfer.

Je sais que dans ces moments on peut faire ou être n'importe quoi, qu'après cela peut s'appaiser et s'arranger, mais là ce n'est pas le cas, et que parfois dans l'affolement on vit les choses avec démesure et qu'après tout cela nous semble... démesuré. Mais là il aurait surement fallu partir au bout du monde. Les borderline où les personnes à personnalité à état limite sont des gens imprévisibles et quand ils nient leur maladie, c'est l'impossible en ligne de mire.

Ce que j'avais parfois soupçonné, sans vouloir le voir, s'est révélé dans les derniers jours et ce n'est pas la situation particulière qui me fait voir les choses au travers d'un mauvais prisme. Mes amis, ses amis, mes/ses amis ont été présents et m'ont accompagnée dans ce choix.

J'ai donc avorté hier, déjà hospitalisée pour coups et blessures, alors le choix s'est imposé car en plus cela s'est passé devant mon fils. J'en retire une grande honte, ça n'arrive donc pas qu'aux autres. je penserai longtemps à l'enfant que j'ai porté mais parfois sauver la vie qui est présente devient une urgence.

Je lui avais juste demandé ce qui se passerait si je le gardais alors que mon fils était dans sa chambre, en train de jouer en attendant que son père vienne le chercher. Mon bel instit m'a sauté dessus et de coups de pieds dans le ventre en coups de poings sur la figure... Mon fils est arrivé et a hurlé en le tapant...

Bref. Ca ira, il le faudra, la vie reprend toujours le dessus de toutes façons et paradoxalement cela me donne de la force, tout est fini, et si tout est demoli il n'y a plus qu'à constuire, construire c'est créer, créer c'est la vie. Mon fils est parti en vacances chez ses grands-parents, il va bien c'est l'essentiel, mes amis montent la garde, le soleil perce ce matin dans ma chambre, tout est silencieux et calme, la douleur est là mais laisson -la vivre son chemin, je vais aller voir l'océan et le temps jouera pour moi. Merci à toutes de vos messages de votre générosité et plein de bonnes choses pour vous.

 

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